La Commune de joalfadiouth.

 

Bienvenue sur le site de Joal-Fadiouth. Nous pouvons dire que depuis son peuplement au moyen âge, la géographie et l'histoire avaient prédestiné notre cité à être d'une singularité et d'un apport très positif dans la sous région de l'Afrique de l'Ouest.

En effet, les travaux du Professeur Cyr Descamps et d'autres archéologues ont montré l'importance de l'industrie de la poterie, du métal, de la pêche mais surtout par la présence de tissu en lin dans les tombes sous les t umulus des arcasenillis et autres murex, l'existence d'un commerce transsaharien très ancien.

La politique de décentralisation du Sénégal a inscrit, au nombre de ses objectifs, les échanges dans tous les domaines entre ses villes et celles d'autres pays.

Dans le cadre de ces échanges, nous n'avons pas la pré tention surtout dans certains domaines, d'apporter une contribution notoire, vu qu'en matière technologique, nous accusons un retard considérable vis-à-vis du Nord.

Cependant, nos jeunes cités constituent des marchés potentiels, mais surtout des cadres propres pour l'enrichissement culturel et un retour aux sources pour les hommes.

Dans le contexte actuel de la mondialisation, la civilisation de l'universel, si chère à l'illustre fils de JoalFadiouth, le président Léopold Sédar Senghor, est plus que d'actualité.

Le terroir géographique, social, poétique et religieux de notre cité a particulièrement marqué le poète président.

Ce sont les valeurs de civilisation de ce terroir que ce poète et penseur a proposé à son pays, à l'Afrique, à tous les noirs de la Diaspora et à tous les peuples du monde entier.

Joal-Fadiouth reconnaissante, mais aussi fière de son enfant prodige, invite Baker, la Louisiane et toute la nation américaine au Banquet du donner et du recevoir où chaque partenaire s'évertuera d'assimiler sans être assimilé, de s'enraciner pour mieux s'ouvrir à l'autre.

Ce projet d'échanges que la commune de Léopold Sédar compte entreprendre avec la commune de Baker comprend trois (3) volets ; L'Education, la Culture, le Sport.

JOAL-FADIOUTH TERRE DE RENCONTRE

A la vague mandé conduite par Meissa Waly au 12ème siècle est venu s'ajouter l'apport occidental Portugais d'abord, Anglais, Hollandais et Français ensuite.

Joal - Fadiouth terre de tolérance ; la religion traditionnelle sur le socle des Pangols a accueilli l'Islam et un Christianisme très dynamique dans une harmonie sans commune mesure.

Aujourd'hui 1er port de pêche artisanal du Sénégal, l'or bleu a vu répondre à son appel tout le Sénégal ethnique et professionnel et même au-delà, voire toute l'Afrique de l'Ouest.

JOAL-FADIOUTH TERRE DE CULTURE

Tous ses apports ont produit une sensibilité artistique très poussée ; ce qui explique la richesse poétique du folklore produit par les Ngel des Nawlés, des Mbédine (veillée folklorique) et des arènes de lutte.

Et que dire de la diversité géographique ? Les îles de coquillages de Jotyo, Tindine et Fadiouth dans une nervure de Bolong, ourlée d'une colonie de mangrove, 10 km de côte sablonneuse de Ngazobil à Palmarin sertie d'une falaise de calcaire, les tannes, constituent le cadre du royaume d'enfance du grands fils de JoalFadiouth Léopold Sédar Senghor ; le Poète Chantre de la Négritude et le Concept du “dialogue des cultures pour une civilisation universelle” a légué une renommée qui a fait le tour du monde.

Cette renommée interpelle les fils de Joal-Fadiouth de naissance, d'adoption ou d'origine à contribuer chacun selon ses possibilités à l'émergence dans l'enracinement et l'ouverture d'une commune moderne.

Extrait du discours de Mr. Le maire « Le conseil municipal que je dirige tend les bras à tous ceux qui croient que le rendez-vous du “donner et du recevoir” peut être plus que virtuel.

Certes notre capitale culturelle et environnementale est riche, mais nous n'aurons de mérite que quand notre jeunesse aura les outils pour l'harmoniser afin que s'épanouissent encore “les signares à l'ombre verte des vérandas”.

Dans cet élan d'ouverture nous saluons nos villes jumelles : Nogent sur Seine , Gramby Fuenlabrada, Baker Louisiane et Birkama ».

1-1. Présentation de la Commune

1.1 Aspects Physiques

Situé sur la petite côte du Sénégal entre 14 ° 19' de la latitude nord et 16 ° de longitude ouest, la commune de Joa - lFadiouth couvre une superficie de 5035 ha.

A 114 km de Dakar, 70 km de Thiès la capitale régionale et 32 km Mbour le chef lieu départemental, la ville fait la jonction de deux pôles touristiques très importants ; la station balnéaire de Saly Portudal et Nianing au nord, et les îles Saloum ou la ”Polynésie du Sénégal” au sud est.

Joal-Fadiouth semble être la jonction entre le domaine sahélien au nord et la verte casamance par la Gambie au sud.

La commune de Joal-fadiouth occupe un site côtier entre Ngazobil et Palmarin soit sur une longueur de 10 km.

Trois entités distinctes composent la commune :

-          le site de Ngazobil au nord avec sa falaise de calcaire, son parc forestier et sa belle plage sablonneuse.

-          Le site de Joal un isthme entre les bras de mer de Mama Gueth et l'Océan Atlantique s'étire sur 5 km.

-          Le site de Fadiouth et Jotyo (le cimetière marin) deux îles aux coquillages. Fadiouth est relié à Joal par un (pont actuellement) en bois de 725m ; et à Jotyo son cimetière par une passerelle d'environ 250 m .

La commune de Joal-Fadiouth sur une superficie de 5035 ha, mais son positionnement dans l'estuaire fait que 60% soit près de 3021 ha soient immergés ou sous l'influence des marées et des tannes. L'Est de Joal anciennement réservé aux activités rizicoles reste une zone de dépression et de marécage en hivernage.

La commune de Joal-Fadiouth est encastrée entre l'Océan Atlantique à l'ouest et la communauté rurale de Nguéniène du Nord Ouest au Sud Est et au Sud par la communauté rurale de Palmarin. Elle occupe la pointe sud de la région de Thiès.

1.2 Climat

La commune est de type sahélien avec 3 à 4 mois d'hivernage de Juillet à Octobre. Les températures sont douces de Novembre à Avril avec des moyennes de 19 ° La saison chaude de Mai à Novembre donne une moyenne maximale qui oscille autour de 29 ° ; les vents sont de type alizés maritimes Novembre- Mai (Nord - Ouest) ; les alizés continentaux (Nord - Est) et la mousson Sud - Est de Mai à Novembre.

La végétation se singularise par le parc forestier de Ngazobil plus de 500 ha qui comme un vestige symbolise la richesse de la flore d'antan.

- Les cocotiers de Joal avec le chapelet de filaos et d'eucalyptus sur la pointe du Finio près de 20 ha.

- L'estuaire vasier occupé par la mangrove verte toute l'année, est sillonné de Bolong et parsemé de petits îlots de coquillages, qui servent de sanctuaires aux Pangols (Fassanda Tinine, Kouta, tec.) et peuplé de baobabs et d'acacias.

1.3 La faune et la Flore

Le domaine de Ngazobil abrite une faune très variée : des oiseaux (pintades, perdrix) des reptiles (boas, varans) et des mammifères (singes, hérissons, porc-épics, chacals, lièvres et autres)

Les palétuviers, la zone des tannes et le littoral sont peuplés d'oiseaux marin (mouettes, bécasses, pélicans flamand s roses) ; on y trouve des singes et quelques cigognes et des hyènes).

La faune marine est très riche. La mer étant peu profonde, les coquillages s'y développent très bien surtout les pagnes (arcasenilis), les murex hoplites, les symbiums, les moules, les huîtres.

Les racines de la mangrove constituent une véritable nurseries et les Bolong des viviers naturels pour beaucoup de pélagiques, de céphalopodes et les crustacées.

Les algues rouges se développent très bien dans l'océan et encombrent très souvent la plage, depuis l'arrêt de leur exploitation industrielle vers les années 1975.

1.4 Aperçu Historique

Il a été prouvé que les Sérères sont venus de la vallée du Fleuve Sénégal vers le 11ème siècle devant la poussée almoravide pour occuper le Sine et la Petite Côte.

Une seconde version de la tradition orale explique une fondation de Joal et Fadiouth par les guélewars chassés du Gabou et conduit s par Meissa Waly DIONE.

Toutefois le métissage entre Sérères et Socés du Sud est vivant jusqu'à nos jours. Comme chez les Niominka (Sérères des îles du Saloum) les patronymes des mandingues sont très courant (Mané, Diatta, Cissé, Touré, Sonko, etc.) et certaines lignées maternelles se retrouvent chez les Sérères Safène (ex.: Les Yokam ou Wagadou) à d'autres comme les Fédior quelque part gardiennes des terres à Fadiouth et les Diakhanora gardiennes de la mer, les S iwagna, les Simala, Fata représentent la majeure partie des times de la commune aujourd'hui.

Joal a connu pendant la période précoloniale, des échanges avec les Hollandais, les Français et les Anglais. Durant cette période la ville fut un des centres d'échange le plus important de la côte Ouest du Sénégal. Le développement du commerce triangulaire donne naissance à la pénétration chrétienne.

 Dès 1636 des missionnaires débutèrent l'évangélisation dans la Petite Côte par la présence des Pères Alexis LO et Bernardin.

La résistance des pangols et des rites traditionnels fut grande. C'est au 19ème siècle surtout que le christianisme commença à prendre de l'ampleur avec les missionnaires français. Ils reçurent gratuitement des Joaliens ; ce qui fait aujourd'hui la fierté du Diocèse de Dakar, tout le domaine de Ngazobil près de 500 ha en 1849, et en 1850 une mission y fut érigée. Ce site abritera plus tard le séminaire et le juvénat des garçons et des filles.

La mission de Joal a vu son 1er prêtre ordonné en 1885. Jusqu'à la fin du 19ème siècle, les possessions françaises au Sénégal étaient peu nombreuses et dispersés. La plupart étaient issues d'anciens comptoirs de traites esclavagistes tels que Rufisque, Gorée, S aint Louis, Saly Portudal et Joal.

Il peut être noté le passage d'El Hadji Omar à Joal au 19ème siècle ; une mosquée y symbolise ce passage.

Cette période de comptoir commerciaux a légué à Joal beaucoup de chef d'œuvre architecturaux qui malheureusement tombent en ruine.

Avant d'être un cercle, Joal-Fadiouth fut érigé en canton. Depuis la Loi 66-20 du 1er février 1966 Joal-Fadiouth devient une commune de plein exercice.

Cette Loi sera complétée par le décret no. 72-82 du 3 février 1972 qui fixe les limites de la commune.

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