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Communiqué du gouvernement sénégalais
Monsieur le Président de la République, Maître Abdoulaye Wade, Madame le Premier ministre et l’ensemble du gouvernement ont la profonde douleur de vous annoncer le décès, hier jeudi à 15h30, à son domicile à Verson en France, de Léopold Sédar Senghor, ancien président du Sénégal.
Message de Jacques Chirac, président de la République (France)
Au moment où nous quitte l’un des plus grandes figures contemporaines, de l’humaniste, je tiens à m’incliner, au nom du peuple français et en mon nom personnel, devant la mémoire du Président Léopold Sédar Senghor.
La poésie vient de perdre un maître, le Sénégal un homme d’Etat, l’Afrique un visionnaire et la France un ami. Magicien des mots, Léopold Sédar Senghor incarnait les beautés de l’âme africain. Par son goût éminent du dialogue et sa soif de l’autre, il fut un magnifique passeur de cultures entre les civilisations. En ces instants de recueillement, la France n’oublie pas qu’il fut aussi l’un des siens, ministre de la République et Académicien, parmi le plus éminents.
Celui qui sut conduire son pays sur la route de l’indépendance et de la démocratie restera comme l’un des acteurs majeurs de l‘histoire de l’Afrique.
Message de Lionel Jospin, Premier ministre français Retour
C’est avec une réelle émotion que j’apprend la mort du père de la nation sénégalaise, le président Léopold Sédar Senghor. Le président Senghor n’était pas seulement une figure majeure de l’Afrique indépendante, il était aussi en tant que membre de l’Académie française, une figure majeure de la pensée et de la littérature française.
Le président Senghor a été de toutes les luttes pacifiques pour l’émancipation et la dignité du continent africain. Il a été un modèle de sagesse dans la gestion de son pays. Son action, j’en suis sûr, demeurera une souche d’inspiration pour chacun d’entre nous. Ayant eu le privilège de le rencontrer en diverses occasions, depuis de nombreuses années, je nourrissais à son égard des sentiments de profonde estime et de sincère amitié.
En ces douloureuses circonstances, je vous présente, ainsi qu’au peuple sénégalais, mas condoléances les plus sincères et vous prie de transmettre aux membres de la famille du président Senghor mes sentiments les plus attristés. Je vous prie d’accepter, Monsieur le Président, l’assurance de ma haute considération.
Message de S.M. le Roi Mohamed VI (Maroc)
Monsieur le Président et cher frère,
C’est avec une profonde émotion que j’ai appris la triste nouvelle de la disparution cruelle du président Léopold Sédar Senghor, que Dieu le reçoive en sa Sainte miséricorde. En cette pénible circonstance, je présente à votre Excellence, au peuple sénégalais frère et à l’honorable famille du cher disparu, mes condoléances les plus attristées et l’expression de ma vive compassion.
Avec la disparition du président Senghor, le Sénégal, l’Afrique et le Monde perdent un homme d’Etat hors pair qui, par son dévouement à la cause de son peuple, l’a conduit vers l’indépendance et la liberté, et a posé les jalons du Sénégal moderne et démocratique.
Fondateur de l’Africanisme, chantre de la négritude et de la réhabilitation du patrimoine de l’Afrique, il a marqué de son empreinte l’histoire moderne de notre continent, en militant activement pour que les peuples africains retrouvent leur indépendance et vivent libres et dignes. Homme de coeur et d’esprit, la littérature mondiale perd en lui le grand poète et le militant pour les nobles causes de l’humanité qu’il était.
Le Royaume du Maroc perd, quant à lui, un grand ami, fidèle en toutes circonstances, plein de compréhension, de modération et de sagesse, et qui n’a cessé d’oeuvrer à la consolidation des liens fraternels et séculaires qui unissent nos deux pays.
Partageant votre douleur et celle du peuple sénégalais, je vous prie, Monsieur le président et cher frère, d’agréer l’expression de ma très haute et très cordiale considération.
Hommage de Wade à Senghor Retour
Ci-dessous l'intégralité du discours d'hommage que Monsieur Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal a rendu à Léopold Sédar Senghor. Et pourtant le premier a tout fait pour empêcher le second de créer son parti politique.
Madame la Présidente Colette SENGHOR,
Messieurs les Chefs d’Etat et Chefs de délégations,
Altesse Royale,
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,
Madame le Premier Ministre,
Messieurs les Premiers Ministres hôtes du Sénégal,
Madame le Secrétaire Perpétuel de l’Académie Française,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Mesdames, Messieurs, les Ambassadeurs,
Mesdames, Messieurs les Représentants des Institutions Internationales,
Monsieur le Représentant du Secrétaire Général de l’Agence Internationale de la Francophonie,
Mesdames, Messieurs les Invités,
Chers Amis de Léopold Sédar Senghor,
Mes Chers Compatriotes Africains,
Mesdemoiselles, Messieurs les Etudiants,
Sénégalaises, Sénégalais,
Rarement perte humaine n’a été aussi profondément et universellement ressentie que la disparition de Léopold Sédar Senghor. Partout au Sénégal, en Afrique et ailleurs, du choc ressenti à l’annonce de son décès, se sont élevées des voix qui ont pleuré le poète, chanté la gloire du grand Africain ou magnifié l’humaniste. Un jour de 1937, m’ont raconté des aînés, arrivait au Sénégal un jeune agrégé de grammaire d’une trentaine d’années sorti frais émoulu de l’université. Il fit à la Chambre de Commerce de Dakar une conférence à un nombreux public, principalement blanc.
Il commença sa conférence par l’affirmation de son authenticité, son appartenance à la collectivité des paysans du Sine. Alors que l’assimilation à la seule civilisation reconnue en ces temps, la civilisation française, était la règle de l’époque, cette profession de foi singulière provoqua l’étonnement. Mais c’était un manifeste, manifeste d’un jeune Noir qui avait pourtant étudié dans l’un des lycées les plus bourgeois de Paris, le Lycée Louis Le Grand, avait franchi la Rue Soufflot pour s’inscrire à la Sorbonne comme étudiant de lettres. Assez rapidement, dans ce quartier latin cosmopolite bouillonnant d’idées, la jonction se fit rapidement avec un autre Noir, Aimé Césaire, qui étudiait plus loin, de l’autre côté du Panthéon, à la rue d’Ulm, j’ai nommé l’Ecole Normale Supérieure.
Les valeurs de la civilisation noire
Les deux agrégés nègres, malgré tout privilégiés, eurent rapidement conscience des valeurs profondes que recelait leur civilisation et que leur entourage blanc ignorait totalement, voire considérait avec condescendance, en dépit des volumineux ouvrages de thèses et de recherches des ethnologues et des africanistes qui officiaient en Sorbonne. Comme le dit Senghor, ces nègres ramassèrent leur état dans le ruisseau où il était jeté pour en faire un étendard, la négritude qui était, désormais, l’affirmation de la personnalité du Noir, de l’authenticité de sa civilisation noire, et du devoir des intellectuels de porter celle-ci au rendez-vous du “donner et du recevoir”, selon sa belle expression pour désigner la civilisation de l’universel. Rejoint par d’autres camarades des Antilles ou de Madagascar, par des Français écrivains ou philosophes, cette petite communauté imposa au monde les valeurs de la civilisation noire.
Aujourd’hui que l’Afrique inspire largement le monde par ses apports multiformes dans la poésie, la littérature, la musique, la sculpture et la perception de l’autre, il convenait de rappeler le combat de ces quelques Noirs isolés dans un monde intellectuellement et culturellement écrasant d’où il n’était pas facile d’émerger. Rendons donc hommage à ces pionniers du grand combat que nous menons aujourd’hui et dont la légitimité est admise, même sollicitée, toujours renforcée, car la vérité est qu’aujourd’hui, le monde déboussolé par l’aventure incontrôlée de la technologie qui a placé l’homme sous sa coupe, le monde disais-je, tourne maintenant son regard vers l’Afrique.
“C’est en paysan du Sine que je comptais vous parler ce soir”, avait dit le jeune agrégé revenu des bords de la Seine. Ce cri profond, qui le rattachait à ses origines et qui fut la première affirmation de son option de rester lié aux plus pauvres de son pays, explique que plus tard, lorsqu’il sera Député du Sénégal, représentant en fait l’ensemble des populations francophones de l’Afrique de l’Ouest, Senghor Député du deuxième collège, sera le Député des paysans, titre dont il sera très fier.
Un admirateur opposant Retour
L’appréciation qu’il me fit un jour des raisons pour lesquelles il restait attaché aux paysans, ceux-là dont il disait qu’ils restaient toujours fidèles et ne trahissaient jamais, a largement inspiré mon approche lorsque, en 1974, j’ai créé le premier parti d’opposition légale, utilisant l’option qu’avait faite Senghor d’introduire le multipartisme politique alors que le Sénégal était en situation de parti unique de fait.
En parfaite harmonie avec sa vision et son approche faite de touches délicates, je choisis d’appeler mon parti, “parti de contribution”. Cette arme lui permit de faire face à l’assaut des caciques de son parti qui ne voulaient pas entendre parler de parti d’opposition. “Mais non, leur disait-il, le PDS n’est pas un parti d’opposition, mais un parti de contribution”. Disons aujourd’hui qu’il était les deux, selon. Je compris si bien la leçon sur les paysans que, pendant trois mois, je ne fis aucune réunion à Dakar, choisissant d’aller en brousse pour m’approcher des paysans.
C’est pour cela qu’il fit un jour la remarque : “Abdoulaye Wade a bien compris la leçon”. Cette leçon, je l’ai si bien comprise puisqu’aujourd’hui je suis là, à cette place qu’il a occupée pendant vingt ans, grâce au soutien des paysans qui ne m’a jamais fait défaut. Il a volontairement quitté cette place, geste rare dans l’histoire de la politique contemporaine en Afrique.
Sous le prisme de la poésie qu’il définit comme une vision débouchant sur l’humanisme intégral, il fit de la politique, introduisit au Sénégal l’organisation moderne de l’Etat sous le principe de la séparation des pouvoirs, la notion d’une opposition partenaire, respectable, dans la construction de la démocratie, le fonctionnement d’une Assemblée nationale moderne permettant l’interpellation des ministres par les députés, principalement de l’opposition, par le biais de questions orales auxquelles les ministres étaient tenus de répondre. Bref, Senghor construisit au Sénégal le premier modèle de démocratie moderne d’Afrique, construction dans laquelle je fus son opposant et néanmoins partenaire. Il y a quelques jours, un journaliste français qui m’interviewait, à ma grande surprise, commença par : “Monsieur le Président, on sait que vous étiez un grand admirateur de Senghor, mais néanmoins son opposant…”
Franchement parlant, je ne savais pas que ceux-là qui vivaient si loin du Sénégal savaient et comprenaient la nature de mes relations avec Senghor. Mais nous ne sommes pas là pour des confessions. Seulement, par respect de la tradition africaine qui veut que les parents, les amis et ceux qui connaissaient le disparu fassent des témoignages le jour des funérailles, le paradoxe aurait été que je ne témoigne pas.
Lutte contre la Balkanisation
Ce n’est pas par hasard si Senghor figure dans les recueils intitulés “Les plus beaux poèmes de la liberté” ou “Les plus belles poésies du monde”, etc. La communauté des poètes composée d’éminentes personnalités du Sénégal et de l’Afrique, de toutes les races et de tous les pays, a rendu hommage à cet homme dont les œuvres ont été traduites dans de nombreuses langues étrangères, anglais, russe, italien, espagnol. Ce Senghor-là appartient beaucoup plus à l’humanité qu’à l’Afrique et au Sénégal.
Toujours sous le prisme de la poésie, il lutta de toutes ses forces contre la balkanisation de l’Afrique à la veille des indépendances. Dans des écrits d’étudiants publiés par Présence africaine vers les années 1957, je contribuai à ma façon, à ses côtés, à la lutte pour l’unité, pour ce qu’il appelait l’Exécutif fédéral. Fidèle à son option d’unité africaine, au lendemain de l’indépendance, il tenta avec Lamine Guèye, Nkrumah du Ghana et William Tolbert, le président du Liberia, la création des Etats-Unis de l’Afrique de l’Ouest. Le projet ne fit pas long feu devant les coups de boutoir des ennemis de l’unité africaine.
Avec Modibo Keita, président du Soudan de l’époque, Maurice Yaméogo, président de la Haute-Volta, Hubert Maga, Ahomadegbé et Zinsou du Dahomey, ils lancèrent la première Fédération du Mali qui ne vécut que quelques jours, pour laisser la place à la Fédération entre le Sénégal et le Soudan, sous le nom de Fédération du Mali.
Les forces centrifuges et les coups de boutoir de l’extérieur eurent raison de cette première forme d’union politique qui avait suscité énormément d’espoir dans les populations des deux pays, dans la jeunesse, et surtout au sein des étudiants et des intellectuels en général. Infatigable, Senghor se replia sur l’Organisation de l’Unité Africaine où il joua pleinement son rôle en écrivant dans notre constitution, exemple singulier de tout le continent, que le Sénégal était prêt à aliéner son indépendance à toute forme d’unité politique de l’Afrique.
Si donc aujourd’hui l’Union africaine est créée avec une participation remarquable du Sénégal au premier rang, parmi les premiers défenseurs, nous ne faisons que perpétuer une option nationale exprimée très tôt par Léopold Sédar Senghor.
Le Sénégal aux limites de la planète Retour
Mieux, l’humaniste porta le nom du Sénégal, petit pays sans ressources autres que ses hommes et ses femmes, aux limites de la planète, forçant le respect pour notre petit peuple. Rendre à Sédar... a-t-on dit. Oui, Senghor a, le premier, formulé ce qui est devenu la Francophonie, lorsqu’en 1976 il lança son idée de Commonwealth à la française, recueillant aussitôt 47 adhésions. L’idée déboucha en 1986 sur la “Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays ayant en commun l’usage du français” qui deviendra, au Sommet de l’Ile Maurice, en 1993, “la Conférence des pays ayant le français en partage”.
J’ai eu à dire aux écrivains sénégalais qu’à mon avis, les poètes avaient l’aptitude de voir l’avenir, mais qu’ils l’exprimaient parfois de bien curieuse manière que l’on ne pouvait comprendre que si l’on disposait d’un décodeur qui s’appelle la sensibilité à la poésie et à l’art. Hélas, des dons que seule détient la nature qui ne les distribue pas à tout le monde. Je crois avoir décodé ma part de ce que Senghor a écrit, dit ou suggéré. Frappé par la fréquence du mot “nuit” dans ses poèmes, je lui demandais un jour ce que signifiait pour lui la nuit, le “clair obscur”. Il me répondit en souriant : “Je t’avoue que je ne sais pas moi-même, j’écris sous l’inspiration. Réfléchis toi-même et tu me diras”.
Plus concrètement, dans “Liberté 4”, Senghor annonçait déjà que les idées économiques du Professeur Abdoulaye Wade allaient désormais inspirer la politique économique du Sénégal...
Mesdames, Messieurs,
Il est des pertes dont on est jamais consolé, mais de voir, de par le monde, des hommes politiques, des poètes, des écrivains, de toutes races et de toutes religions, venir témoigner et partager notre douleur, cela, quelque part, nous réconforte. Car cela nous donne conscience que notre compatriote a laissé sa part, son apport, à l’humanité et à la civilisation de l’universel.
La consécration de sa carrière par l’Académie française qui lui a fait une place à côté de ceux que l’on appelle les Immortels, parce que leurs œuvres demeureront éternellement parmi nous, est la meilleure preuve que l’enfant de Joal est devenu le citoyen de la communauté des penseurs, des gardiens de la richesse intellectuelle de l’humanité.
Etant, par la grâce de Dieu, par le soutien des Chefs religieux et des populations, le remplaçant de Senghor à la tête du pays, je me suis fait dès le départ l’ambition d’aller encore plus loin que l’inspirateur, à ma façon, selon une sensibilité et une formation qui me sont propres, et qui viennent en complément des qualités du maître. Je confesse que j’ai bénéficié d’une rampe de lancement qu’il avait si bien préparée et qui fait que j’ai été facilement entendu lorsque je me suis efforcé d’appliquer des idées nouvelles comme le Plan Oméga.
Madame Senghor,
S’il est vrai que derrière chaque grand homme, comme on l’a dit, il y a une femme, vous avez été la compagne discrète de Léopold Sédar Senghor que vous avez entouré d’un grand amour, mais aussi d’affection, jusqu’au bout, pendant les longues années de son activité physique et intellectuelle débordante, mais aussi pendant sa maladie. Le Sénégal, votre pays, vous en sera toujours reconnaissant.
Collette, affectueusement…
Je vous présente mes fraternelles condoléances, celles de Madame Wade, celles de tous les Représentants des Institutions nationales, celles de tout le peuple sénégalais dans sa diversité ethnique et religieuse. Par la même occasion, je vous transmets celles des Chefs d’Etat et de Gouvernement présents ou représentés, celles de tous les Africains du Continent et de la Diaspora.
Lorsque vous vous serez retirée dans votre maison, les Dents de la mer, ou à Verson, vous ne serez pas isolée car de partout, du Sénégal, de l’Afrique et d’ailleurs, vous viendront les souffles des poèmes, les rythmes des chants dont ceux des Sérères qu’il aimait si bien écouter, les cantiques des églises, les cris de sympathie de l’immense foule des admirateurs qui sont de tous les pays, de toutes les races et de toutes les religions, les images continueront éblouissantes des tableaux flamboyants de nos peintres, dans une immense symphonie à la gloire de votre compagnon. Que cette symphonie jamais achevée vous accompagne, Madame.
Les croyants, catholiques et musulmans, qui l’ont reconduit périodiquement à la tête de l’Etat dont il a présidé aux destinées jusqu’au moment où il choisit de poursuivre son action par la réflexion poétique, hors des tumultes de la politique, continueront à prier pour lui.
Madame Senghor,
Les Sénégalais, vos compatriotes, qui vous appellent affectueusement Colette, par ma voix, vous expriment leur affection dont la profondeur n’a d’égale que l’intensité de vos sentiments pour Sédar.
Mesdames, Messieurs,
Au nom du Peuple sénégalais et du Gouvernement, je vous exprime toute ma gratitude pour être venus à nos côtés au moment où nous présentons nos adieux au grand Sénégalais, au grand Africain et à l’universaliste que fut Léopold Sédar Senghor.
Que nos prières accompagnent Léopold Sédar Senghor auprès du Dieu unique que nous adorons, ce Seigneur qui a largement dominé ses travaux.
Boutros Boutros-Ghali rend hommage à Senghor Retour
Boutros Boutros-Ghali, ancien secrétaire général des Nations unies et actuel secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie, a rendu hommage jeudi à Léopold Sédar Senghor, pour avoir offert ''une vision du dialogue des cultures et des religions''.
''L'Afrique et la francophonie sont aujourd'hui en deuil'', a déclaré Boutros Boutros-Ghali sur Europe-1. ''La francophonie veut rendre hommage à Léopold Senghor et à ce qu'elle lui doit: c'est un grand homme qui a inspiré, créé, contribué à l'épanouissement de la francophonie''.
M. Boutros-Ghali s'est rappelé que ''lorsqu'il était un jeune universitaire les poèmes de Léopold Senghor consacrés à la négritude (l'avaient) toujours inspiré''.
''Léopold nous a offert une vision du dialogue des cultures, des religions qui devrait donner naissance à cette réconciliation générale qui devrait permettre l'épanouissement du culture de la paix'', a souhaité Boutros Boutros-Ghali. |